Franchement, j'ai l'impression que c'est peine perdue d'avance dans ce genre de boîte de toute façon... On se donne à fond, on explose les objectifs et au final on récolte juste plus de boulot pour le même salaire 📉. J'ai essayé de préparer mes arguments avec mes tableaux et tout, mais bon, je sais déjà comment ça va finir : on va me dire que le contexte économique est compliqué et blabla. Est-ce que certains d'entre vous ont vraiment réussi à obtenir quelque chose en étant cash sur les chiffres ? 💸
Comment puis-je discuter d'une augmentation de salaire sans limite en tant que chef de projet lorsque j'ai surpassé les budgets fixés ?
Les tableaux, c'est bien, mais ça me rappelle mes partitions de flûte : si t'as le bon rythme, ça passe tout seul. Bon, pour revenir aux chiffres, faut vraiment blinder ton dossier de résultats concrets et pas lâcher l'affaire face à leur couplet sur la crise.
Quand tu dis qu'il faut blinder son dossier, j'aimerais y croire, mais l'expérience montre que ça change rarement la fin du film. Ils trouveront toujours une pirouette budgétaire pour refuser, même avec les meilleurs graphiques du monde.
C'est exactement ça, les graphiques et les KPIs ils s'en tamponnent royalement quand ils ont décidé de fermer le robinet. Le vrai levier c'est d'avoir une autre proposition concrète sous le coude ou de leur faire comprendre subtilement que ton périmètre va se réduire aux strictes limites de ta fiche de poste, histoire de leur montrer ce que ça coûte vraiment de sous-payer la performance.
Exactement, la technique du 'quiet quitting' inversé ou de la redéfinition stricte des tâches, c'est souvent le seul électrochoc qui fonctionne vraiment. Tant qu'ils ont l'impression qu'on continuera à faire tourner la boutique à 200% pour le même tarif, ils n'ont aucune raison de bouger le petit doigt. Le vrai pouvoir de négociation, paradoxalement, c'est d'être prêt à accepter mentalement que le projet coule un peu si on lève le pied.
C'est tellement ça, lâcher du lest sur l'extra-mile c'est souvent le seul moyen de se faire entendre, un peu comme quand je rate mon tour au cricket à cause d'une mauvaise lecture du terrain. D'ailleurs, cette vidéo donne quelques pistes pour aborder le sujet sans se faire balader :
Ça aide à poser les bonnes bases pour la discussion.
Ça aide à poser les bonnes bases pour la discussion.
Exactement, poser des limites claires reste le meilleur moyen de rééquilibrer la balance ⚖️. Si on ne montre pas la valeur réelle du travail fourni par des actes concrets, les belles paroles resteront lettre morte 📉🤖.
Merci pour tous vos retours, ça m'ouvre vraiment les yeux sur la façon de gérer tout ça et de poser des limites nettes. 🎯
Poser des limites nettes fonctionne aussi parce que l'absence de réaction olfactive ou sensorielle dans les rapports froids laisse un vide que la direction finit par ressentir quand la surperformance s'arrête net.
Franchement, j'aimerais bien y croire, mais faire ressentir quoi que ce soit à la direction avec un prétendu vide, c'est se faire des illusions. Ils ont tellement l'habitude de remplacer les gens ou d'absorber les pertes que notre petite grève du zèle invisible, ils la verront même pas passer avant des mois.
Tu as totalement raison sur le fait qu'ils sont aveugles à court terme, mais c'est justement là que le timing de la baisse de régime devient un art martial. Quand tu coupes les vivres au moment précis où un livrable critique arrive sur la table, bizarrement, la cécité disparaît d'un coup sec.
Tellement vrai ! Viser le timing parfait pour lever le pied juste avant un gros lancement, c'est la meilleure stratégie pour qu'ils captent enfin qu'on ne rigole plus 🔥📈.
Ouais enfin le timing parfait, c'est bien en théorie, mais dans la vraie vie le gros lancement il tombe toujours au moment où on est déjà en sous-effectif et qu'on a la tête sous l'eau... 📉🤦♂️